Après l’incendie de la manufacture, Cesare agit en tête brûlée et sème sa garde pour enquêter seul. Son piège échoue, l’ennemi est tué avant d’avoir parlé, et la frustration est palpable. Plus que jamais, Cesare agit sans mesurer les conséquences pour ceux qui l’entourent, notamment Miguel. Angelo tente de tempérer ses ardeurs et de l’impliquer davantage dans ses décisions, mais la mission s’annonce délicate.
Rapidement, l’intrigue laisse place à un événement majeur : les jeux organisés par l’Université de Pise. Siciliens, Espagnols, Florentins et Français s’y affrontent sous l’œil de Monseigneur Riario. Mais ces jeux deviennent de véritables règlements de comptes, notamment pour François, bien décidé à affronter Cesare.
Les scènes de bataille sont spectaculaires. La mangaka se libère des cadres, donne aux combats une ampleur visuelle saisissante et réussit à happer totalement le lecteur. Les doubles pages, la variété des compositions et l’intensité des affrontements reflètent parfaitement les tensions politiques de l’époque, notamment autour de Naples.
Ce tome est avant tout un concentré d’action et de fougue. Cesare reste courageux, inconscient, presque adolescent, ce qui le rend profondément humain. Angelo apporte une touche d’humour bienvenue. Une lecture efficace, immersive et hautement récréative.
Ma chronique complète :
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