Avant de lire mon avis sur ce deuxième volume, je vous conseille de jeter un œil à ma critique de la première partie de l’intégral Comanche by Greg & Hermann.
Ce volume est donc composé des 5 BD suivantes (numérotées 6 à 10 dans la série) publiées entre 1976 et 1983, ainsi que d’une histoire courte (Le Palomino).
Sixième tome : Furie rebelle
Red Dust est devenu adjoint du sheriff de Greenstone Falls et est désigné pour accompagner un photographe. Dans le même temps, un vieil ennemi refait surface.
Septième tome : Le Doigt du diable
Red Dust rend son insigne et part dans le Montana, où une législation sur les gisements de cuivre très favorable aux mineurs met en difficulté les éleveurs.
Huitième tome : Les Sheriffs
Alors qu’il s’est installé dans le Montana, Red Dust est sollicité par un ancien ami afin de l’aider dans sa quête vengeresse contre la bande des Ruhmann.
Neuvième tome : Et le diable hurla de joie…
Un représentant d’assurance arrive à Greenstone Falls au moment où de mystérieux incendies frappe la région. Red Dust va devoir essayer de démêler l’affaire.
Dixième tome : Le Corps d'Algernon Brown
Alors que Red Dust, Ten Gallons et Comanche inspectent le terrain du ranch qui a subi une forte inondation, ils tombent sur un cadavre. Peut-être l’histoire qui avait le plus gros potentiel parmi les 5.
Bon, autant vous dire que mon avis sera plus bref que sur le premier volume, car on y trouve les mêmes qualités et les mêmes défauts.
Le travail d’Hermann est toujours aussi bon, bien que je pourrais lui reprocher d’avoir un peu de difficulté à dessiner les personnages féminins par moment.
Globalement, j’ai trouvé ce deuxième volume de qualité mais un peu en-dessous du premier. La faute d’abord aux tomes 6 à 8, qui sont dans la redite de ce que je reprochais déjà avant : des personnages intouchables, des méchants caricaturaux, des résolutions trop faciles, etc…
Marre de voir le méchant qui déblatère alors qu’il a juste à tirer pour résoudre son problème. Marre de voir un deux ex machina apparaître systématiquement au bon moment.
Une nouvelle fois, il n’y a aucune prise de risque dans le scénario.
La palme revenant sans doute au tome 6, où Toby se fait tirer dessus pendant l’attaque : j’ai pensé qu’ils allaient enfin « oser » tuer un gentil. Las, c’est tellement pas dans l’esprit de la série qu’on nous remontre Toby une seule fois, furtivement, en train d'être soigné à l’arrière-plan d'une case. C'est tellement évident qu'il ait survécu qu'il n'y a pas besoin de l'expliquer, voyons !
Par son rejet de tout ce qui est nouveau, Red Dust m’a paru moins sympathique qu'avant : c’est un réactionnaire qui est réfractaire à la modernité, point barre. Son opinion n’est jamais justifiée ou creusée davantage alors que ça l'aurait mérité.
Les tomes 9 et 10 sont assez différents, ils tentent enfin des choses, avec un côté enquête / mystère assez réussi. Malheureusement, comme souvent, les choses ne sont pas assez développées. Je pense en particulier au dernier tome, où, avec une histoire davantage approfondit, on aurait pu avoir plus d’émotion.
Et je ne comprends toujours pas pourquoi cette série s’appelle Comanche !
Le personnage de Comanche ne mérite pas de donner son nom à la série. Ça reste un personnage secondaire qui n'a rien de plus que les autres, dont le passé n'est jamais développé, et dont le lien au héros n'évolue pas (pas de romance par exemple).
En conclusion, Comanche est une série bien plus centrée dans un temps, dans un espace et dans un environnement que toutes les autres BD western que j’ai pu lire. Personnellement, j’y vois plutôt un défaut. C’est une bonne série mais je ne vous la recommande pas particulièrement car il y a mieux ailleurs. Vraiment mieux.