Dans un univers de science-fiction anthropomorphique tout public, Corso nous entraîne dans les mésaventures d'un chien pilote de combat, s'écrasant sur une planète inconnue après un affrontement spatial contre un vaisseau du royaume félin. Seul, blessé, et à mille lieues de chez lui, Corso va tenter de survivre, explorer ce monde étrange, et peut-être, enfin, trouver un sens à sa propre existence – lui qui n'a jamais vraiment trouvé sa place parmi les siens.
Ce roman graphique en noir et blanc propose une aventure dense de 200 pages. le choix du noir et blanc pourra diviser : s'il renforce une certaine atmosphère brute et mélancolique, on ne peut s'empêcher d'imaginer à quel point l'univers de Corso aurait gagné en richesse et en immersion avec la couleur. Une petite frustration visuelle, donc.
L'univers de Corso, bien que relativement simple, est efficacement posé : accessible, lisible, et suffisamment intrigant pour maintenir l'intérêt. le récit, lui, oscille entre exploration, survie, introspection et rencontres marquantes. J'ai particulièrement apprécié la première moitié, qui prend son temps, assez contemplative et immersive. En revanche, la dernière partie accélère trop vite à mon goût, donnant le sentiment d'une conclusion un peu précipitée, comme si l'auteur n'avait pas eu l'espace ou le temps de tout raconter.
Au final, Corso n'est peut-être pas un coup de coeur, ni une oeuvre inoubliable, mais cela reste une lecture agréable et dépaysante. Une aventure simple, efficace, avec un héros attachant, qui mérite le détour pour les amateurs de récits SF.