Après un tome précédent particulièrement prometteur, ce volume m’a laissée une impression de déception. La relation entre Ichika et Amané semblait enfin prête à franchir une nouvelle étape, mais le récit choisit au contraire de ralentir considérablement son évolution. Cette décision n’est pas incohérente : les auteurs tiennent compte du contexte culturel, de la différence d’âge, du caractère arrangé de leur union et du regard constant de leur entourage. Pourtant, la frustration est bien présente.
L’un des aspects les plus regrettables est la perte temporaire de cette communication sincère et équilibrée qui caractérisait leur duo. Les non-dits prennent davantage de place et donnent parfois l’impression que les personnages régressent plutôt qu’ils n’avancent. Le rythme s’en ressent fortement et certaines scènes peinent à maintenir l’intérêt.
Heureusement, tout n’est pas négatif. Amané gagne en profondeur grâce à ses actions. Son attachement à Ichika et à sa famille transparaît davantage dans ses actes que dans ses paroles. La menace qui pèse sur le restaurant familial agit comme un révélateur de ses sentiments et relance enfin l’intrigue.
Comme toujours, les passages culinaires restent très réussis et donnent faim, même si Ichika a tendance à présenter comme simples des recettes qui paraissent plutôt ambitieuses. Un tome en demi-teinte donc, qui freine l’élan de la série mais laisse espérer une reprise plus convaincante dans le volume suivant.
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