Première série longue consacrée au Merc with a Mouth, ce Deadpool est bien marqué par son époque. Mais ça lui donne un cachet certain.
Deadpool y est décliné d'un tas de façons différentes : tour à tour mercenaire repenti, sauveur de l'humanité, tueur froid,... du récit de ses origines à plus tôt encore, jusqu'à sa mort présumée (mais bien sûr un surhomme doté d'une faculté de régénération ne reste pas mort bien longtemps), le Regeneratin' Degenerate passe dans les mains de pas mal d'artistes, avec des hauts et des bas, dans des styles très différents.
Mais dans l'ensemble le niveau est assez bon, et l'humour typique du anti-héros le plus apprécié de l'univers Marvel fait bien souvent mouche.
Il est à noter que cette interprétation du personnage est quand même fort noire, sans vouloir spoiler, en particulier l'histoire avec le personnage de T-Ray. Notons également que certains gimmicks de Deadpool n'y sont pas présents, notamment les voix multiples dans la tête. Ah oui, et la première moitié de la série est très bavarde, ça pourrait en déstabiliser plus d'un.
Difficile de parler beaucoup plus que ça de cette série. En 69 épisodes (plus les hors-séries) et pas mal d'auteurs, elle varie énormément, si bien qu'il est impossible de formuler une opinion unifiée sur cet ensemble. J'ajoute quand même juste que l'aspect le plus aléatoire de la série est sans doute le graphisme. En particulier, je n'adhère pas au Deadpool de McGuinness, trop musculeux, mais surtout j'ai beaucoup de mal avec le tout dernier dessinateur qui oeuvre sur la série et qui partira sur la série spin-off, Agent X. Le style très inspiré manga ne me dérange pas plus que ça, mais je trouve le trait maladroit, et tous les personnages ont la même tête.
Malgré tout ça, cette série est une valeur sûre, contenant certaines des meilleures hisroires de Deadpool.