C'est l'histoire d'un père sui ne supporte plus sa vie de famille, rongé par la nostalgie de sa jeunesse et incapable de se remettre en question. Il enchaîne les maladresses et les mauvaises décisions, se plaint de tout… pendant que son fils, lui, encaisse sans que son père ne s’en rende compte — ou pire, qu’il le comprenne sans chercher à trouver de solution.
Le scénario est simple, mais James Tynion IV parvient une fois encore à retranscrire avec justesse et intensité les émotions de ses personnages. Ce que vit le fils m’a vraiment serré le ventre, et même si le père m’a souvent agacé par son égoïsme, il représente un comportement tristement courant — ce qui, en tant que père, m’a fait pas mal réfléchir.
Le dessin de Gavin Fullerton colle parfaitement au ton du récit : on ressent le malaise, la tension et la lassitude à chaque planche.
C’est une histoire banale en apparence, mais tellement bien écrite et mise en scène que pour moi, Derrière la porte est un vrai coup de cœur.