DoggyBags est un comic-book publié dès février 2011. Il recense bon nombre de dessinateurs, d'auteurs, de collaborateurs du label 619 (la plupart du temps) en son sein et a comme intérêt de rendre hommage au cinéma d'exploitation, à la série B dans son fond et à toutes autres références cultes telles que "Les contes de la crypte" ou " la quatrième dimension" dans sa forme , avec des récits bien souvent ancrés dans notre ère, confrontant les personnages à des phénomènes actuels et à des conflits géo-politiques relativement modernes.
Chaque tome (Un total de 13 et un one-shot) recueille trois récits scénarisés et dessinés par divers talents du label, parfois régis sous un thème commun. Ce comics collectif, qu'on ne l'aime ou que l'on ne l'aime pas, a la particularité de faire découvrir indirectement le travail des scénaristes/dessinateurs et reconduit à leurs œuvres respectives.
Doggybags est un comics correct dans l'ensemble, il est, incontestablement, comme toute anthologie, inégal et hétérogène mais le prix proposé, la qualité de l'ouvrage, la faible prétention et le résultat qui en découle penchent positivement en sa faveur. A noter une baisse de qualité notable dans les tomes 6 et 8, et à contrario, un excellent (mais bien trop court) one-shot (South Central Stories) qui, en dépit de son ostracisme envers la série, possède un des récits les mieux scénarisés et les plus aboutis de cette dernière.
L'heure est venue de déposer le bilan de cet ultime tome.
Toutefois, la série renaîtra tel un phœnix, puisque elle se verra déclinée en deux mini-séries par la suite. (DoggyBags présente/DoggyBags One-shot). Cinq projets seraient en cours (Trois cités officiellement dans ce tome, un sur amazon.fr, un autre sur un forum).
Let's go(re).
Slaughter house blues
Un dessin joli, mais froid, qui rend justice au récit, une quelconque histoire de flic repu, doté d'une narration à la "Max Payne". Un récit agréable, qui s'oublie une fois lu.
3,5/5
Killer Klowns from Da Hood
Il fallait bien qu'une histoire de clowns voit le jour!
Basé sur le phénomène des "Clowns Tueurs" du nord de la France, ce second récit, qui aurait pu constituer une "préquelle" à la comédie horrifique "Killer Klowns from outer space"(1988) est décevant. Sous des faux airs non négligeables de "South Central stories", l'intrigue est plate, trop courte (26 pages seulement) et le potentiel n'est jamais exploité à fond.
2,5/5
Times Scare
Un sujet assez intéressant pour cet ultime segment, qui s'avère plutôt cynique. Le meilleur récit du lot mais pas l'un des meilleurs de la série.
4/5
Comme à l'accoutumée, le recueil se dote d'un courrier des lecteurs, de fausses publicités, d'une courte bande-dessinée dessinée par Maudoux (Qui est d'ailleurs supérieure aux trois récits en termes de qualité scénaristique !), d'une nouvelle (qui s'avère cependant trop semblable à l'épisode "Le tatouage" de la série TV "Les contes de la crypte"), d'un poster détachable, de stickers, et de dossiers sur les clowns, sur la prévention en cas d'attaque terroriste, sur les mascottes de Times Scare, et enfin un retour sur certains personnages des différents tomes ainsi qu'une planche de dessins inédite.
Dommage, le label619 n'a décidément pas gardé le meilleur pour la fin...
Mais ils pourront toujours se rattraper sur les prochains!