La plus grande oeuvre de fiction de tous les temps. Je n'ai pas les mots pour exprimer mon amour pour Dragon Ball, qui est beaucoup moins carry par la nostalgie qu'un certain nombre de gens (qui ne l'ont en réalité jamais lu) voudraient faire croire.
Tout fan de BD reconnaitra le génie de Toriyama dans sa composition et son découpage de l'action, le manga étant bien plus vivant et fluide que l'anime. Les chara design sont efficaces et iconiques, bien que souffrant du fameux same face syndrome (qui à mon sens est réel, mais exagéré). L’attention portée aux designs des véhicules est folle, même si elle n’a pas tant marqué le public. L’univers de DB propose un tas de décors directement reconnaissables qui seront pompés jusqu’à l’épuisement par tous les jeux vidéos adaptant le manga.
Côté histoire il y'a évidemment des failles scénaristiques, un cringe bien japonais dans les premiers chapitres, on ressent la pression éditoriale et on constate une simplicité inévitable au vu de la méthode d'écriture de l'auteur. Mais pour autant il est aussi fascinant de le voir improviser, trouver des solutions pour sortir de ses propres pièges, étendre son récit bien plus loin qu'il n'aurait pu l'imaginer. Simple ne veut pas dire bête, et on peut tirer énormément d'interprétations de l'écriture de certains personnages, contrairement à d'autres shonen plus verbeux qui imposent une grille de lecture se voulant faussement complexe.
J'ai trouvé dans Dragon Ball et particulièrement en Goku une source intarissable d'espoir et de bonheur. Dès que quelque chose va mal dans ma vie, je pense à DB et je décroche au moins un sourire. Quand je commence à me demander si mon existence a le moindre sens, je me dis que simplement avoir trouvé sur mon chemin cette oeuvre est une raison suffisante.
J'en fais certainement trop pour un shonen basé sur la bagarre, qui s'est tellement perdu de vue avec le temps que même Toriyama ne savait plus quoi en faire ou en penser. Mais je m'en fous. Dans la spirale de sarcasme et de négativité où je navigue chaque jour, Dragon Ball est là, éternel, pur, humain par ses nombreuses failles, comme moi.
Je n'ai pas besoin de remercier Goku d'avoir été avec moi toutes ces années, car il le sera jusqu'à la fin de ma vie. Par contre, je peux remercier Toriyama, ainsi que toutes ses influences, elle mêmes influencées dans un cycle infini, d'avoir produit un tel chef d'oeuvre.
A la prochaine, comme dirait l'autre.