Ce 1er mars 2026 sonna les 2 ans de la perte d'Akira Toriyama. Cet homme, que j'admire énormément, a permis à la création de nombreuses œuvres légendaires. Que ce soit des mangas ou pour créer des personnages de jeux vidéo, cet auteur est un poids lourd de l'art japonais. Et parmi toutes ses œuvres crée, se trouve l'immense Dragon Ball. Néanmoins, cela ne fut pas chose facile.
Car comme George Lucas, une chose caractérise Toriyama: c'est une immense feignasse. Vraiment, ça a été une galère de le faire entrer dans le monde du travail. Rajouter à ça des motivations plus que déplorable (Il a commencé à dessiner des mangas juste pour s'acheter des clopes.), à cette flemme monumentale qui là toujours suivi (le super Saiyan venait essentiellement du fait qu'il en avait marre de dessiner les cheveux normaux de Goku) et vous comprendrez le personnage et le fait qu'il n'aurait sans doute jamais dû atteindre le succès. Mais néanmoins, un homme lui permit la gloire à défaut de changer son mode de pensée. Cet homme, c'est Kazuhiko Torishima.
Kazuhiko Torishima, qui lui permit d'abord la gloire avec Dr Slump, décida à contrecœur d'abandonner la précédente série de Toriyama à la seule condition de créer une œuvre qui surpassera le succès de celle-ci. Et c'est à partir de là que commença réellement l'histoire.
Car après un premier arc inspiré des pérégrinations vers l'ouest, Toriyama décida, sous les conseils de Torishima, de changer le ton du manga pour faire un mange plus centré sur la baston que sur l'humour, même si cela se fit à contrecœur. En effet, Toriyama n'est pas très fan de Dragon Ball et aimait les trucs "simples et idiots" à la docteur Slump que le sérieux de sa deuxième série de manga. Néanmoins, c'est bien Dragon Ball qui permit de montrer la plus belle forme de son art. Car à la manière d'un Moebius ou d'un Frank Miller, Toriyama fait partie des rares dessinateurs à avoir influencé pleinement son art. Sans lui, une bonne partie des shōnens actuels, comme One Piece, Toriko ou encore Naruto, n'existerai pas.
Car tout y est dans ce manga, que ce soit de la constructions des cases à l'humour débile pouvant parfois se trouver sous la ceinture, en passant par l'amélioration in extrémis du héros et le système de pouvoir, tout ça a été apporté par Dragon Ball et sans ce manga, tout les shonen moderne n'existerait pas.
Alors, oui, l'œuvre n'est pas exempte de tout défaut et oui, les dessins des arcs Cell et Buu sont très moche par moment, mais l'auteur nous contrebalançait cela avec style quasiment inégalé et un mise en scène extraordinaire (je n'ai jamais autant ressentit les coups que pouvait s’infliger les personnage que dans ce manga). Oui, l'humour devient plus que lourdingue vers la fin, mais Toriyama n'a t'il pas si bien contrebalancé tout ça avec la première partie du manga qui est extrêmement drôle.
Donc, pour ça, pour tout ça, merci, merci pour tout ce que vous avez fait et j'espère que si le paradis existe, vous y prenez votre pied, maître.
Sur ce, au revoir.