Nous étions venus à Dragon Ball pour l’humour potache (Dr Slump), ou pour l’aventure (mythe chinois réutilisé) et puis, au fil des tomes c’est la mise en scène de l’action et en particulier des combats qui retient l’attention ainsi que la maîtrise de l’encre sans trame.
s’agissant de toriyama le metteur en scène, aucune bd comics ou manga ne parvient à m’emmener autant dans la représentation de la scène que Dragon Ball.
En lisant Dragon Ball, quelle que soit la période, on « voit » les personnages s’animer, on « repère » précisément les personnages dans l’espace, on « ressent » les paliers d’intensité des coups donnés.
s’agissant de toriyama le dessinateur, il a une capacité à dessiner les planches sans recourir aux trames grisées ou à motif, purement à la plume d’encre, tout en magnifiant les décors d’un trait qui fait sa signature.
Enfin, les séquences des combats obéissent à la logique de la publication en chapitre en ménageant le suspens avec un talent d’auteur de série, enchaînant les cliffhanger sur fond d’astuces, de techniques nouvelles puis de transformations qui accroche toujours 40 ans après ou au fil des relectures.
tous ces ingrédients sont l’essence de dragon ball et on les retrouve encore dans Super.
Il est certain que dans la durée l’intrigue a faibli (boo, Super) mais l’idée originale de la première quête n’était pas non plus de première fraîcheur et la formule des tournois sera rapidement une astuce facile dans la période dragon Ball.
Pour les gens de ma génération cependant nous aurons été emmenés par la main entre ce début et cette fins, certe très efficaces tout de même, sur un plateau incessant d’émerveillement qui allait de Ten Shin Han aux Cyborgs en passant par Piccolo, les Sayens et Végéta et Freezer.
KA-ME-HA-ME-HAAAAA