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le 24 févr. 2016
SuivreBof Bof
Et voici ce que j'appelle un "mi-cuit". Ce n'est ni complètement chaud (c'est dommage pour une BD érotique), ni complètement froid (c'est dommage pour une BD de "S-F"). On a donc un sympathique...
Dès les premières pages de la bande dessinée Esmera, l'héroïne se confesse sur l'histoire de sa sexualité « singulière » mais surtout plurielle. Une pluralité qui va au-delà de ce que l'on imagine ; et même si l'on le découvre assez vite dans la BD, je préfère taire ce secret qui fait brillamment basculer l'histoire d'un classicisme vers une fraîcheur fantastique flirtant avec le réel. Sur un scénario de Zep, l'illustrateur Vince est venu poser son graphisme léché en gris et blanc au trait cinématographique pour dérouler un conte érotique mêlant réflexion sur la sexualité et les questions de genre, mais aussi sur le puritanisme face à la question du désir.
Dans l'Italie des années 1960, Esmera reçoit une éducation religieuse dans une école de fille. Avec sa colocataire d'internat, elle fait sa première expérience de l'orgasme, une extase qui trouble sa vie à jamais. Les années défilent : on suit Esmera dans son intimité charnelle mais aussi à travers l'Italie, Paris et Ibiza où la politique et l'ouverture d'esprit ne sont pas toujours ce que l'on a rêvé. Au fil des pages, les deux auteurs déboulonnent le tabou du sexe pour mettre en lumière des années 2010 pas si libérées.
Créée
le 26 oct. 2016
Critique lue 339 fois
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