« Modèle 117 OSS » : dès le début du songe 2, je me sentais en confiance. L’univers de Dreamland était parsemé de références que j’arrivais à repérer (au moins une partie). Mon ego était satisfait, le lecteur aussi : l’intrigue se dévoilait, avec bien des atouts.
Terrence, le héros du récit, peut voyager lors de ses rêves : il est alors un personnage qui maîtrise le feu et qui parcourt les zones de Dreamland, où il croise des individus qui gravitent ou non dans son quotidien. Le plein d’aventures s’offre à lui ! Comme j’ai consigné sur papier des rêves qui m’ont marqué (mais que je n’ai jamais refait…), ce point de départ m’a direct accroché.
Dreamland est ainsi construit autour d’une opposition - qui sera sans doute nuancée - entre monde « fantastique » des rêves et monde quotidien. Dans ce dernier, on repère une 106, un kebab, différentes zones de Montpellier et on croit deviner que lorsque l’auteur était au lycée Jules Guesde il n’appréciait pas trop la gestion et la philo… En fait ce premier tome donne l’impression (à confirmer), qu’on est au milieu d’une bande de lycéens, qui peuvent plus ou moins se piffrer, qui s’interrogent sur leur vie, leurs amours, leurs emmerdes, les peurs qu’il faudra affronter…
Alors certes j’en veux (beaucoup) à l’auteur que son top 3 mangas ne soit pas composé de l’Habitant de l’infini ou de Dorohedoro. Mais il y a cette impression d’honnêteté qui apparaît page après page, que le récit s’imprègne d’éléments que l’auteur a vu, entendu, peut-être vécu. En somme qu’il ne triche pas pour nous produire une histoire « larger than life ».
On découvre cela à travers une édition Remaster qui est plus qu’une simple mise à jour. Pas mal de références ont été modifiées ou ajoutées (MHA, Tinder…). On a une refonte des dialogues, des planches (au moins une partie) qui mériterait une comparaison systématique avec la première version. Qui plus est, il semble que les tomes suivants (au moins jusqu’au tome 19) auront aussi le droit à une révision. Une incitation de plus à attendre leur sortie.