Stjepan Šejić, une fois de plus, prouve son talent pour raconter des histoires profondément humaines, où les relations et les émotions sont au cœur du récit. Ce premier tome est très, très chouette !
On plonge ici dans une mythologie captivante où succubes, incubes et cupidons coexistent dans un univers à la fois sensuel et introspectif. Le récit s’attarde sur des personnages immédiatement attachants, portés par des dialogues justes et fluides. Comme toujours avec Šejić, ce sont les relations humaines qui font la force du récit, et je pense que cette dynamique continuera dans la suite.
Graphiquement, c’est du très beau travail, fidèle au style de l’auteur. Mais j’ai quand même quelques reproches : tous les personnages se ressemblent un peu trop, au point que parfois seule la couleur des cheveux permet de les distinguer. C’est un petit bémol qui peut perturber la lecture. De plus, même si j’aime son trait, le rendu numérique est parfois trop marqué à mon goût, ce qui peut casser un peu l’immersion.
Malgré ces petites réserves, Fine Print reste un excellent comics, que je recommande chaudement ! Par contre, comme toujours avec Šejić, attention, ce n’est pas à mettre entre toutes les mains : les scènes érotiques sont nombreuses et explicites.