Reconnaissons tout d'abord un manque d'intérêt certain pour touche ce qui touche aux Inhumains. Malgré tout, on se laisse tenter par cette couverture toute en sobriété, et la curiosité finit par l'emporter lorsque l'on apprend que la série a obtenu l'Eisner Award de la meilleure série.
Le récit proposé par Saladin Ahmed est loin d'être parfait, souffrant de longueurs, et n'épaississant pas suffisamment son méchant, le Geôlier, dont l'histoire aurait mérité approfondissement. Quant à Flèche Noire, il reste un héros falot ne suscitant que guère d'intérêt dans ses intrigues personnelles. En revanche, son boulot est excellent sur les personnages secondaires, offrant un regard sur les super méchants habituels et leurs motivations extrêmement intéressant à travers le personnage de Crusher Creel (l'homme absorbant), clairement le perso le plus fascinant du récit.
Mais ce qu'il faut surtout noter à propos de ce comic, c'est le travail de malade mental de Christian Ward. Son traitement aux confins du psychédélisme confère un style de malade au récit, et réussit à nous faire écarquiller grands les yeux même lors des temps les plus faibles de l'histoire.
Loin d'être indispensable, ce récit mérite toutefois que l'on s'y attarde, ne serait-ce que pour en prendre plein les mirettes !

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le 5 juil. 2019

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