Urana Kei, nous amène dans cet univers dystopique et que dire ?! Si ce n’est merci ! Les dessins sont vraiment magnifiques, j’ai trouvé son trait vraiment fort, les yeux de Rudo sont remplis d'émotion notamment au moment où il découvre son père adoptif. J’ai réussi à comprendre que son monde s'effondre complètement sous ses yeux sans qu’il ne puisse dire ou faire quoique se soit. On remarque bien le contraste entre sa vie “idyllique” et son retour brutal à la réalité.
Au final, en étant accusé de ce meurtre, il devient lui-même une ordure que l’on jette sans même réfléchir. C’est assez marrant, car Rudo voue un amour inconditionnel aux ordures, c’est le seul qui sait qu’ils ont une vie et qu’il ne faut pas tout jeter sans réfléchir. Lorsqu’il est jugé et balancé aux abîmes on se rend compte que pour lui il n’y avait personne pour dire qu’il en valait la peine, qu’il n’était pas juste bon à jeter. A ce moment-là il était seul et c’était un Rudo qu’il lui fallait, une personne qui pouvait voir l’étendue des capacités qu’il renfermait en lui.
Finalement, aucun célestin n’a reconnu sa valeur, sauf Engine un nettoyeur de l’abîme. C’est plutôt intéressant, car Engine est lui-même un citoyen de l’abîme, cet endroit abandonné de tous. Malgré son statut, c’est lui qui tend la main à Rudo et reconnaît implicitement sa valeur.
A partir de ce moment, on découvre une toute nouvelle phase du manga, avec l’apparition des nettoyeurs. Ces habitants de l’abîme, dotés de capacités spéciales. Tout s’enchaîne rapidement, et c’est assez plaisant. On a des explications sur le lieu où l'on se trouve, les nettoyeurs et leur capacité. On assiste même à des combats surprenants.
Mais c’est à ce moment-là où j’aurais peut-être apprécié que l’on prenne plus de temps. J’ai trouvé que pour certains combats les actions étaient un peu trop rapides. Ce qui ne m’a pas permis d’avoir une compréhension totale du combat. Sur ce point c’était dommage, mais j'ai trouvé que ce problème a été corrigé dans la suite des tomes.