Pour ceux ou celles qui hésiteraient sans doute devant les.. 37 tomes (!) de la saga Gantz, ce Gantz G qui ne compte que 3 volumes est certainement une bonne introduction au monde déjanté créé par Hiroya Oku (et pas de mauvais jeu de mot, imaginez si son prénom avait été Kaka… blague de maternelle).
Pour les autres, on est ici en terrain connu et l’effet de surprise est évidemment éventé mais les nouveaux personnages et les nouveaux ennemis que l’on découvre dès le premier tome sont des plus réjouissants… Beaucoup de filles ici par exemple pour le lecteur polisson même si ça reste pour l’instant le minimum voyeur syndical.
Beaucoup d’humour également (les commentaires de Gantz, c’est quelque chose !) et d’ironie dans l’ultra violence des affrontements… Très bon rythme dans la narration aussi, l’ensemble étant d’une efficacité sans faille.
Le dessin a été confié à un nommé Keita Lizuka qui s’acquitte de sa tâche avec fidélité et précision : clair, net et sans bavure malgré il me semble un détourage exagéré des personnages sur le décor.
Le second tome de cette petite histoire alternative dans le monde de Gantz s’avère aussi brillant que le premier et creuse habilement la psychologie de nos cinq filles rescapées qui ont chacune leur vie… et leurs soucis. En dehors du jeu mortel gantzien bien entendu.
Des dissensions peuvent apparaître, voire des oppositions entre nos cocottes stressées, parfois en ébullition. C’est fait avec un humour certain en dépit de quelques clichés certes. La prochaine convocation de Gantz approche en tout cas, la prochaine bataille et chacune s’y prépare à sa façon…
Le dessin est toujours aussi précis et attentif, soigné et très lisible malgré le petit problème d’intégration des personnages dans les décors.
Dans le troisième (et dernier) tome, la bataille décisive commence contre un nouvel ennemi, en l’occurrence des abominations d’assez mauvais goût, je dois dire. L’ensemble n’est pas très bien mis en scène, une déception certaine et inexplicable au regard de la bataille du premier tome : c’est ici confus et bien mal découpé.
Tout cela reste néanmoins violent à souhait et le dessin est toujours aussi bien fait, mettant en valeur les combinaisons, qui mettent elles-mêmes en valeur les formes variées de nos combattantes féminines (c’en est presque émouvant ma foi).
Pas trop mal le dernier volume donc mais clairement en retrait des deux premiers, beaucoup plus réussis. Une fin en demi-teinte donc mais globalement un mini Gantz qui reste fort bien fait.