Quatre histoires inédites dans cet album, quatre enquêtes sur le quotidien de la Section 9 qui mettent davantage en lumière les ‘autres’ personnages de l’équipe comme Togusa et Batou bien sûr mais aussi Azuma, Saito, Aramaki (le patron), Proto, Ishikawa… et même Chroma la chasseuse de primes apparue dans Man machine interface.
Mais qu’en est-il alors du personnage principal, la Kusanagi implacable ? eh bien, elle n’est point là ! et pour cause puisque ces petites histoires se passent après les deux premiers tomes principaux de Ghost in the Shell…
Il faut bien avouer que la Section 9 en prend un coup… pas les personnages qui n’en parlent jamais, Shirow n’y faisant aucune allusion mais l’absence de la clé de voûte Kusanagi, l’intrépide héroïne désabusée et froide, est cruellement ressentie par le lecteur.
L’ambiance particulière demeure cependant, plus policière que cyberespace -ce qui n’est pas plus mal- avec des intrigues dans la même veine que les deux précédents tomes (surtout le premier à dire vrai) c’est-à-dire intéressantes mais dont la narration reste hélas très alambiquée.
On note moins d’humour qu’auparavant et un ton plus sérieux globalement. Du côté du dessin, très peu de pages couleur cette fois-ci mais un noir et blanc toujours très agréable, plutôt clair et précis, on apprécie la patte du mangaka à nulle autre pareille. En définitive, bien que l’on reste sur sa faim, ce Ghost se laisse lire sans déplaisir.