Une histoire typique du gars Oku qui ne pense pas qu’au cul, non, non, il pense aussi et surtout aux nichons, si, si… et ils sont énormes, gigantesques même ! Mais de façon assez réaliste et subissant de ce fait les effets de la gravité universelle… malgré la jeunesse et la tonicité (on s’en doute) de la jeune donzelle, bien entendu ! Ce choix mammaire est donc totalement assumé, à la fois ‘fan service’ et provocation complaisante et caricaturale…
Mais davantage que cette idylle inhabituelle entre l’ado et l’actrice porno, c’est aussi du pur romantisme d’une naïveté touchante qui sonne étonnamment juste et vraie, étant donné les personnalités respectives de… ces deux imbéciles… heureux ! Et par dessus tout cela, Oku remet une couche étonnante et très intrigante de science-fiction bien tarée dont il a le secret (il est l’auteur de Gantz, ne l’oublions pas !).
Enfin, il est à noter dans ce manga pas comme les autres la critique acerbe et toujours très juste des abrutis de l’Internet, des réseaux sociaux et de tout le troupeau connecté… une dénonciation fort bien vue de la bêtise humaine numérique et des effets de groupe des innombrables cons agglutinés ensemble.
En tout cas, au cours de ses 10 tomes, le manga s’avère passionnant, surprenant et souvent très drôle… un mélange de fan service et d’ironie mordante ! Seule la conclusion est assez convenue, voire naïve et on ne sera pas trop regardant sur quelques incohérences ici et là… Le dessin dont j’ai injustement oublié de parler reste fidèle à la patte de l’auteur : très bien fichu à tous égards, même s’il utilise un peu trop de scans pour ses décors, comme à son habitude, certes.