Que voici une Bd très joliment dessinée, magnifiquement dessinée même ! les couleurs sont rares mais c’est voulu dans ce noir et blanc estompé qui se voit rejoint parfois par de subtiles touches de couleur évoquant une bi ou une quadrichromie. Cependant, si Harley reste mignonne, les proportions de leur corps et la frilosité générale de la Bd pour les deux sirènes de Gotham restent très déconcertantes et décevantes.
C’est une façon de dire que Harley et Ivy sont quasiment des cageots plus ou moins mal dégrossis, habillés comme des sacs et pas sexys du tout. Surtout lorsqu’on compare cet album à moult comics sortis depuis lors sur les fameuses héroïnes agitées et vindicatives !
Il faut dire que cet album est victime d’un agenda de justice sociale à deux dollars et demi… tout l’album est comme ça à dire vrai, il plie sous le poids écrasant de sa full woke attitude : Ivy par exemple est devenue une femme de couleur ! même qu’on dirait Greta machin 'how dare you' en full stress qui milite et manifeste sans arrêt (une « gilet jaune » au taquet !).
Tout l’album est comme ça, à faire de la retape pour l’inclusion et la diversité, la ligue LGBT et j’en passe et des pires…! à tel point que l’histoire elle-même a été oubliée et que la rencontre avec le Joker a été escamotée. Car il ne se passe rien, quasiment rien, sauf vers la toute fin... Et encore. Bref, voilà une icône de la galaxie DC passé à la moulinette wokiste et franchement, ça craint !