Ce recueil de nouvelles constitue les premières armes de l’autrice, avec des récits courts qui oscillent entre shōjo et shōnen, aussi bien dans le trait que dans les thématiques. On y découvre quatre histoires distinctes. La première met en scène une guerrière redoutable contrainte d’épouser un homme issu d’un royaume pacifiste, ce qui remet en question ses valeurs face à la guerre. La deuxième se déroule sur une planète industrialisée, où des équipes détruisent des usines autonomes devenues nuisibles ; derrière ce concept se cache une équipe atypique aux secrets surprenants. La troisième raconte l’histoire d’une jeune femme endettée qui hérite d’une armure et participe à des joutes, évoluant dans un univers masculin où elle doit faire sa place malgré elle. Enfin, la dernière nouvelle est la plus proche de Arte, avec une héroïne cherchant à s’imposer dans un atelier d’art dominé par les hommes, en lien avec l’héritage de son père.
Les deux premières histoires sont plus simples et presque enfantines, tandis que les deux dernières gagnent en profondeur et en impact. Le recueil permet de voir émerger les thématiques qui seront développées dans Arte, même si le dessin reste encore loin de la finesse et de la maturité de la série principale. C’est une lecture intéressante pour comprendre l’évolution de l’autrice et ses premiers essais narratifs.
Ma chronique complète
https://lesparaversdemillina.com/histoires-courtes-de-kei-ohkubo/