Je pensais qu'Innocent allait devenir l'un de mes mangas préférés. Ses 4 premiers tomes sont un réel coup de cœur avec l'aspect psychologique, torturé et cruel (j'adore le coté dramatique emo-torturé... oui je suis une éternelle adolescente) et une réflexion sur le poids de la famille, la société, et la royauté, qui donne une vraie profondeur au récit.
Malheureusement le changement radical de comportement/personnalité de Charles juste après qu'il ait couché avec une donzelle m'a complètement refroidie.
Aussi, Marie-Josèphe ne fait vraiment pas son âge et ce n'était pas nécessaire de la montrer nue à 11 ans dans le tome 5 alors que la métaphore graphique de la poupée était déjà plus qu'efficace.
J’ai également eu du mal à cerner l'intérêt de couper la série en 2 au tome 9 avec la suite Innocent rouge que je n'ai pas encore lu.
Autrement, on ne peut pas enlever que les dessins sont extra (même si les personnages ont trop souvent une beauté éthérée et androgyne) et les métaphores graphiques sont très impactantes.
L'histoire de France est romancée et adaptée pour les besoins du scénario et le sensationnel, mais ça ne m'a pas dérangée outre mesure.