Je ne suis pas mort par artificier
C'est un jour comme les autres, ou presque. Kenzô est tout juste retraité, il rentre chez lui et découvre un fracas monstrueux. Sa famille (femme, fils et fille) a disparue, laissant une simple note de demande de divorce. De mauvaise surprise en mauvaise surprise (tous les numéros de téléphone de sa famille ne sont plus attribués, son compte en banque a été vidé par sa femme) Kenzô est au bord du gouffre et décide dans un élan de désespoir total de se suicider.
Son acte échoue, comme si la nature avait décidé de lui donner une seconde chance, alors Kenzô lui accorde sa volonté et se jure de tenter de survivre dans la forêt jusqu'à ce qu'il meurt, naturellement.
Plus que montrer un homme simplement chanceux, "Je ne suis pas mort" est une ode à la renaissance de l'homme et à l'idée qu'on a tous forcément raté quelque chose dans sa vie et qu'il n'est jamais trop tard pour se réveiller.
Les dessins de Motomiya sont majestueux et nous offrent de splendides panoramas sur une nature bien peu souvent mise en avant. La force du dessin est bien sûr accentuée par l'humanité des propos et des personnages qui y évoluent. De tous ses sentiments magnifiquement retranscrits : le désespoir et l'incompréhension du début, la rage et la découverte de ressources cachées en nous, l'intelligence et surtout l'acceptation qu'il existe une force supérieure à nous, les hommes.
Pour résumer : Je ne suis pas mort, c'est l'histoire d'un vieil homme en quête de rédemption qui trouve la paix au creux de la nature. C'est un chef d'œuvre à lire d'urgence (je l'ai dévoré en 30 minutes).
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