Il y a un moment où il faut dire les choses clairement.
Malgré les allusions à l'étoile jaune avec les brassards des eldiens, le manga L'Attaque des Titans ne dénonce pas le nazisme, il en fait l'apologie.
Le manga célèbre un héros qui est un mélangez des identités allemande et japonaise, île des eldiens et noms à consonance germanique dans des villes germaniques, on a une alliance avec un pays équivalent du Japon et une héroïne amoureuse du héros porteuse de cette origine asiatique. Or, le manga se termine par une extermination de l'humanité en tant que différente des eldiens, et c'ezst bien d'un meurtre racial dont il est question, puisque les eldiens ennemis à la solde de Mahr et responsables du carnage en début de manga sont eux épargnés et pardonnés. Eren considère que pour régler le problème il suffit de tuer tous les humains qui n'ont pas les pouvoirs particuliers des eldiens, race supérieure en potentiel par ses pouvoirs qui plus est.
A la fin du manga, il n'y a aucune dénonciation du nazisme. Les pesonnages comme Armin et Mikasa célèbrent la réussite du plan d'Eren, célèbrent le monde qu'il leur a laissé, en se contrefichant des morts, en se contrefichant également de la mort de Hanzi au passage, elle n'a pas compté pour Eren Jaeger. On apprend que les héros ont fait semblant de poursuivre Eren pour se donner bonne conscience, mais finalement avant un lavage de cerveau ils avaient consenti et ils consentent après coup.
La fin est explicitement nazie. Il suffit de tuer la partie étrangère de l'humanité et le problème est réglé. Il suffit de génocider les indiens d'Amérique et les Etats-Unis sont tranquilles, Eren c'est la célébration de "Mein kampf", c'est explicitement dit, et ce n'est pas l'hypocrisie de scènes larmoyantes, de remords d'imposteur qui change quoi que ce soit à la nature nazie des actes d'Eren et comme le récit épousant la joie des copains d'Eren ne dénonce pas Eren mais l'approuve, le manga est nazi. Point barre !
Il y a un moment où il faut dire les choses !
Par ailleurs, la fin du manga est très pauvre, le dernier tiers est bâclé et n'a pas d'intérêt, une course poursuite sur plusieurs chapitres, alors que scénaristiquement il n'y a plus qu'à orchestrer la rencontre d'Eren et des autres, les scènes sont accessoires.
Le scénario est finalement révélé bancal comme pas permis par cette fin ratée. Et la profondeur philosophique que les fans prétendaient y trouver dix ans, elle tombe bien bas, elle tombe directement dans Mein kampf.
On rappellera que le manga joue sur une variation des scénarios apocalyptiques du genre des robots géants, sauf que les robots sont des titans décharnés. On émettra aussi d'importantes réserves sur les révélations surprises.
Le titan féminin dès qu'il apparaît on sait qui c'est, et quand on sait qu'il y a d'autres infiltrés pour expliquer les autres titans un peu à part il faut peut-être arrêter de trouver scotchante la scène de Reinert et son comparse qui disent cash qui ils sont à Eren sur le mur.
Ce qui a fait le charme de L'Attaque des Titans, même si on peut discuter certains aspects exagéré des premiers épisodes, c'est ce rapport tragique implacable et l'atrocité rapide de la mort qui s'abat sur un monde humain fermé. C'est le fait pendant un certain nombre d'épisodes de miner l'espoir, de voir tous les héros mourir jusqu'à ce qu'on ait l'impression que le héros principal meure lui-même dans une histoire qui n'a pas encore pleinement démarré.
Une fois la révélation qu'il a le pouvoir en lui d'un titan, le scénario a vite refroidi une partie du public. On perdait ce régime de désespoir et le mystère des titans implacables. On entrait dans un récit shônen plus bon teint, avec d'ailleurs moins de morts petit à petit, même si ça reste très présent dans la course avec le titan féminin qui a de l'intérêt pour son climat oppressant.
On a sans arrêt des anomalies scénaristiques de shônen. Eren est faible, mais dans les dix premiers de la formation, Armin aussi et on va nous sortir grâce aux épreuves intellectuelles, et vas-y que la fragile Crista est aussi dans les dix premières.
Il y a une survalorisation anormale de la construction du scénario dans la communauté des fans du manga. Et il faut rappeler qu'il reprend son système de révélation à un film américain, village isolé sur lui-même qui découvre qu'il y a un monde extérieur avec des humains.
On ne pouvait pas pleinement prévoir la fin moralement répréhensible ou si on s'y attendait on s'imaginait quand même que le récit transpirerait le dégoût, ce n'est pas le cas, et je me demande comment ce manga parvient à échapper à la justice, ça me dépasse.