Je continue dans mes petites chroniques de BD, j’aime bien. Ma dernière grosse claque, c’est L’Enfantôme de chez Glénat. Je voyais la couverture partout et ça m’attirait trop, alors j’ai demandé à mon éditeur de chez Glénat de m’en envoyer un exemplaire, et paf, c’est fait. Franchement on traite les profs de privilégiés, mais je préfère largement avoir des BD gratosses à des vacances, en vrai.
Bref, la BD est à l’image de la couverture : TROP BIEN. Le pitch avait tout pour me plaire : on suit 2 élèves, les nullos de leur classe, à tous les niveaux. Ils ont de mauvais résultats, et ils sont « sans-amis », en plus. Leur conseiller d’orientation, un type très chelou, sort le grand jeu pour les motiver à s’améliorer. Si à la fin de l’année ils n’ont pas amélioré leurs notes, leurs parents auront légalement… le droit de les BUTER. Oui, oui, vous m’avez bien lu.
Et figurez-vous que les parents en question… ben ça les arrange bien, parce qu’ils considèrent que leurs enfants leur font honte, donc pour eux c’est gagnant-gagnant : soit leurs enfants se bougent et deviennent enfin respectables à leurs yeux, soit ils s’en débarrassent.
C’est drôle, c’est flippant, c’est touchant, ça rappelle le pire des années collèges, y’a du « body horror » avec le visage plein d’acnée du héros qui donne parfois des planches à la Junji Ito, y’a du suspens, y’a de l’étrange, y’a de la réflexion sur la pression qu’on met sur les ados et encore d’autres choses que je vais pas vous dévoiler.
Et surtout, il y a un dessin et des couleurs de folie, qui font que chaque page est une claque.
Je recommande fortement à des ados, à qui ça plaira certainement, mais même pour des adultes c’est top.
Le seul petit bémol (oui, j’ai toujours un petit bémol à relever), pour moi le texte dans les bulles est un chouilla petit (surtout qu’il y a de la place !), c’est dommage y’a certaines cases où j’ai vraiment du plisser les yeux. Mais peut-être que je me fais vieux.