De manière générale, je trouve que le western n'est pas un genre extrêmement développé dans la bande dessinée. Lorsque c'est le cas, c'est souvent sous la forme de séries plutôt que des récits courts.
A ce titre, je trouve que L’Étoile du Désert et son intrigue conclut en deux tomes offre une perspective appréciable. Ajoutez à cela les sublimes dessins de Marini et vous avez là un ouvrage des plus séduisant.
Le soin apporté au scénario n'est pas en reste. Tout du long, l'intrigue est vraiment prenante et ses protagonistes se révèlent vite très attachants.
Fondamentalement, cette BD a tous les bagages nécessaires pour figurer sur le podium du genre.
Hélas je trouve que la révélation finale vient quelque peu ternir ce tableau. Soit l'auteur a mal géré le mystère qu'il a mis en place. Soit il n'a pas assez travaillé son dénouement. Dans tous les cas, le décalage existant entre l'enquête et sa solution m'est apparu comme assez brutal.
Maintenant, notez qu'il ne s'agit que d'un avis personnel. Vous pouvez très bien être satisfait par l'aspect rude de la conclusion.
Dans tous les cas et malgré ce détail, l’Étoile du Désert se lit et se relit chaque fois avec beaucoup de plaisirs.
(Enfin, détail pratique, grâce à ses thèmes plutôt universels, c'est une BD qui s'offre facilement.)