En refermant le tome 18 de "Durango", je suis partagé. Comme c'est souvent le cas avec une première partie de diptyque, on reste en suspens, dans l'attente de la conclusion qui viendra (je l'espère) apporter une résolution satisfaisante. Pourtant, quelque chose manque cruellement à ce volume. le scénario, tout d'abord, manque d'originalité mais également d'ambition. À aucun moment, l'histoire ne parvient à devenir véritablement épique. Pire encore, notre héros Durango semble évoluer dans un récit qui ne le met jamais vraiment en valeur.
Quant aux dessins, j'avoue être un peu déçu. le style rappelle celui de Swolfs, mais en moins beau, moins travaillé. Les traits sont là, l'ambiance "western spaghetti" aussi, mais l'ensemble ne décolle pas. C'est un bon western, certes, mais pas celui qui marque les esprits. On est loin des sommets que la série a pu atteindre par le passé et ce tome 18 se place, selon moi, dans la moyenne basse de la série.
En somme, je reste avec l'impression que "Durango" commence à vieillir. J'aimerais voir un véritable coup de fouet pour redynamiser cette série qui s'éloigne de son âge d'or. Tout n'est pas à jeter, loin de là, et je garde espoir que la suite saura redresser la barre, mais pour l'instant, je ne peux m'empêcher d'avoir un sentiment de déception alors que c'est l'une de mes séries western favorites, du moins sur les 12 premiers tomes.