Petite mise à jour :
Bon ça ne change rien à mon ressenti et mon expérience mais a priori le découpage que j'ai perçu comme faible est en faite une force de l'auteur quatre cases toujours pareil donne l'impression que tout est à importance égal. Ce qui donne un style très nihiliste qui va bien avec le dessin, a priori c'est moi qui est manqué l'auteur mais le train repassera je suis pas inquiet ^^
Critique de base :
En ce moment, je regarde Le Fils de Bulle et j’aime beaucoup ses conseils de lecture. À plusieurs reprises, il a fait référence à Jason, notamment pour l’audace de proposer des personnages sans expression faciale. Je me suis donc lancé dans la lecture de l’un de ses ouvrages, avec curiosité.
J’ai deux hypothèses : soit je suis encore trop néophyte pour comprendre le génie de cette œuvre, et je m’en excuse par avance, soit, tout simplement, ce n’est pas si fou, du moins pour cet ouvrage.
J’ai l’orgueil de penser que je suis ouvert aux propositions artistiques singulières. La preuve en est La Couleur des choses, une BD qui ne propose pas de dessin au sens propre du terme, mais que j’ai adorée, au point d’en être presque ému aux larmes. Je ne pense donc pas être fermé aux expériences artistiques qui sortent des sentiers battus.
Mais ici, je reste perplexe. L’histoire me semble soit floue, soit mal maîtrisée. D’autant plus que l’ouvrage me donne l’impression d’être composé à 70 % d’un récit et à 30 % d’une sorte de comic strip multipliant les références. J’y vois peut-être une véritable réflexion sur la vie d’artiste et sur la manière dont elle peut rendre fou, mais je suis peut-être passé à côté.
Pour le découpage et la composition, je trouve également le résultat assez pauvre : quatre cases, basta. On pourrait me répondre que cette simplicité permet justement de se concentrer sur l’histoire. Mais je renvoie à mon premier point : encore faudrait-il que cette dernière me convainque.
Quant au dessin, qui aurait pu être intéressant, il vient finalement creuser le problème plutôt que le compenser.
Bref, subjectivement, je n’ai pas aimé. Mais c’est justement ce qui m’interroge : objectivement, est-ce que cette BD est bonne, malgré mon ressenti, ou est-ce que je suis simplement passé à côté de ses qualités ?
Je retenterai ma chance avec un autre titre du même auteur, si ma bibliothèque daigne en acheter un autre.
PS : Je suis d’accord pour dire qu’il s’agit ici d’un roman graphique, puisque c’est bien un one-shot en noir et blanc. Mais je trouve ce terme souvent pompeux et inutilement compliqué. Pourquoi ne pas simplement parler de BD ?