Panoramix, le druide, a cassé sa serpe d'or. Le gui ne peut être cueilli que par cet outil afin de posséder des pouvoirs magiques. Cet incident tombe mal car ce dernier doit se rendre à la forêt des Carnutes, là où se tient la grande assemblée annuelle des druides gaulois (un puissant peuple celte de la région de Chartres et Orléans). La serpe d'or lui est indispensable, comment faire ?
Seul Amérix, le cousin d'Obélix, fabrique les meilleures serpes d'or, mais ce dernier habite à Lutèce. Le trajet entre le village des irréductibles Gaulois et Lutèce est trop loin et le parcours est très dangereux. Astérix, à qui le druide a confié une gourde de potion magique pour être invincible, et Obélix, le livreur de menhirs portant un menhir sur le dos, acceptent d'effectuer ce long voyage.
En arrivant, ils vont découvrir une ville pleine de monde où l’air est vicié et la Seine polluée, une parodie de la vie parisienne moderne. Au milieu des embouteillages de chars, à la case 4 de la page 11, les gens s'insultent déjà : « Va donc eh, barbare ! — Tu te prends pour Ben-Hur ? ». C’est aussi un album historique qui lance officiellement la tradition des caricatures dans la saga, en prêtant les traits du monstre sacré du cinéma Charles Laughton au préfet corrompu Gracchus Pleindastus, un hommage direct au rôle du sénateur romain blasé Sempronius Gracchus que l'acteur incarnait au même moment dans le film Spartacus de Stanley Kubrick. L'aventure ne fait que commencer...
Un deuxième tome absolument culte qui pose les bases humoristiques de toute la série. Goscinny et Uderzo trouvent enfin leur formule magique en mariant la grande Histoire, l'aventure et la satire ultra-moderne. Si le graphisme cherche encore parfois ses marques par rapport aux futurs chefs-d'œuvre, l'esprit d'Astérix est déjà pleinement là. Un indispensable de votre bédéthèque.