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le 28 août 2023
SuivreAvec "K"
C’est en flânant à la bibliothèque municipale que je tombe sur ce livre, primé à Angoulême d’après l’étiquette. L’auteur m’est inconnu, mais il semblerait que son nom soit assez éminent dans le monde...
C’est en flânant à la bibliothèque municipale que je tombe sur ce livre, primé à Angoulême d’après l’étiquette. L’auteur m’est inconnu, mais il semblerait que son nom soit assez éminent dans le monde de la BD anglo-saxonne. Première impression : le trait du dessin est saccadé mais offre une apparence de simplicité, comme son héros. L’auteur laisse peu de place à l’expressivité et nulle coloration émotive. Nous sommes livré à un récit froid, une froideur voulue, choix graphique judicieux qui s’accorde avec le ton de l’histoire. Cette tournée commence avec un au revoir à l’épouse, qui n’est jamais montrée, et qu’on ne verra d’ailleurs jamais si ce n’est par le biais des réponses de son mari au téléphone. Mais ce simple dialogue laisse déjà poindre les aventures kafkaïennes qui attendent le héros. Et pour les connaisseurs de Kafka, on se demande s’il est bien le fameux « K » dans le titre du roman du personnage. En effet, notre héros, Fretwell, n’est pas sans rappeler celui du Procès. Ce dernier sera sans arrêt poursuivi par la police, qui lui impose des interrogatoires lunaires à n’importe quel instant de sa tournée. D’ailleurs tous les personnages qu’il rencontre lui tiennent des dialogues de plus en plus absurdes, contradictoire, virant même jusqu’à la pure hostilité injustifiée et injuste. Le fait que le récit soit répétitif (le leitmotiv de la réservation d’hôtel-librairie-intervention police-room service, etc.) nous plonge plus profondément dans cette descente aux enfers vers l’absurde.
Ajoutons à cela un meurtrier qui court dans la ville. On est alors en proie à un doute qui plane sur le héros malmené, trop en décalage avec le reste des quidams qu’il rencontre.
Somme toute, une lecture plaisante, qui joue sur le goût d’inachèvement qu’elle laisse au lecteur.
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Créée
le 28 août 2023
Critique lue 21 fois
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le 28 août 2023
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