Bienvenue dans les tourments et la vie de Marco. Marco, c’est le photographe dépressif et raté crée par Manu Larcenet dans cette quadrilogie incroyable qu’est Le Combat Ordinaire (2008) aux Editions Dargaud : Le Combat Ordinaire, Les Quantités négligeables, Ce qui est précieux et Planter des clous.


Marco, c’est une famille, un boulot, une maladie, une femme, un chat, la guerre d’Algérie, et la guerre tout court. Jeune photographe de guerre, et en guerre contre lui-même, décide de se retirer avec son chat Adolf pour essayer de se reconstruire. Le Combat Ordinaire porte bien son nom : le combat de Marco, il est contre le monde et surtout contre ses propres névroses. Il est ordinaire car c’est la vie, c’est une bande-dessinée comme il en existe peu, une bande-dessinée sublime de simplicité, qui fait rire et pleurer d’un coup. Le Combat Ordinaire est un peu en chacun de nous, à travers des thèmes multiples et divers et surtout universels comme l’amour, la famille, la mort, le deuil, à travers Marco, un personnage maladroit et attachant. L’Ordinaire (avec un grand « O ») de cette BD en fait tout son charme, à travers des épisodes de vie un peu décousus mais ficelés de façon qui rend le tout extrêmement touchant. Illustrée et racontée de façon divine, avec un ton particulièrement bluffant, une sacrée baffe.
C’est au mois de juin que j’ai appris la sortie d’une adaptation cinématographique de ce petit bijou, et, le jour de sa sortie, je me suis donc ruée au cinéma, seule, le 15 juillet 2015 et j’étais d’ailleurs seule dans la salle. Evidemment, j’ai aimé, mais pas adoré. On retrouve les personnages, (Nicolas Duvauchelle interprète Marco) et l’histoire, sans le quatrième opus, qui était pour moi un coup de maître. J’ai particulièrement apprécié que Laurent Tuel laisse au film sa simplicité, un film sans pudeur, et particulièrement réaliste, mais j’ai préféré la BD.


Tout est simple ici, trop simple, et c’est pour cela que l’on s’identifie au personnages, à ses doutes, à ses batailles, ses victoires, ses défaites, autour de questions qui nous taraudent tous l’espCombat-ordinaire-serierit. Au bout de quelques pages, vous vous dites : « Mais qu’est ce que c’est
vrai. Et ce type là, il peut être mon voisin après tout ? » Appelez ça un coup de foudre, une prise de conscience sur nos vies et ceux qui nous sont chers, bouleversés ou sous le charme, vous trouverez parmi les quatre opus celui qui vous fera vibrer, vous ne pourrez pas rester un lecteur passif, car la vie reste un combat ordinaire.

bensassou
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