J'ai beaucoup aimé, surtout l'histoire et la façon de la raconter.
La narration est super bien maîtrisée : on change de pov au fur et à mesure que le temps avance, et à chaque fois ça fait mouche, on a envie de découvrir le nouveau personnage auquel on est désormais attaché.
Il y a beaucoup d'éléments que j'ai particulièrement aimés : les divers concepts de ce monde fictif (la figure du Dieu-Fauve, la structure politique esquissée, la nécessité de la violence dans un monde difficile), le design visuel du Dieu-Fauve et l'histoire de sa conception, et l'écriture aussi, c'est joli à lire.
La BD nous montre aussi des rapports sociaux un peu plus complexes que gentils/méchants, notamment du fait des points de vue. On nous montre des individus qui évoluent dans différentes relations, qui enfilent différents masques en fonction du rôle qu'ils et elles doivent remplir et ça rend le tout plus prenant je trouve : on aimerait que les choses évoluent d'une certaine manière, mais on ne peut que comprendre pourquoi cela n'arrive pas, et ça crée une forme de boule au ventre parce que punaise c'est trop dommage que ça se passe comme ça.
Quelques limites selon moi dans les discussions plus larges sur la politique, l'esclavage etc. : ça reste très basique et il n'y a pas trop de prise de risque de ce côté-là je trouve. Le propos reste donc assez limité à mes yeux malgré des enjeux interpersonnels et existentiels très réussis.