L'homme qui marche, avec plus de texte. Avec un besoin naturel qui devient un plaisir, une recherche qui, si elle n'aboutit pas, bien tant pis.
Le sentiment de vouloir enfin profiter de la vie et se créer ses propres bonheurs ou déceptions quand on ferme le livre, et croyez-moi c'est dur, comme finir un riz blanc qu'on trouve délicieux donc qu'on se peut s'empêcher de finir jusqu'au dernier grain.
Un personnage pas forcément attachant, qui dit lui-même qu'il " a l'air fin ", qui se congratule ironiquement d'être empoté quand il ouvre ses boulettes de viande dans un beau Shinkansen, mais quand on est un personnage de Taniguchi, le regard des autres, c'est bien la dernière chose qui nous importe.
Une nouvelle de Masayuki Kusumi en guise de dessert, naturelle et spontanée, fluide et vivante, qui invite à fouiller, à préférer, si on ne s'en rappelle pas, les bouibouis de ruelles où tout le monde se connaît, et où peu importe si on vous sert du riz ou de la bière, aux restos luxueux que tout le monde connaît ; quand on lit Le gourmet solitaire, il ne faut pas connaître. Il faut juste demander au serveur quelque chose que vous aimez. Et vous l'aurez.
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