Roman graphique états-unien dont le trait vient directement de Crumb et Backderf, autobiographie un peu dure (l'auteur a été longuement traumatisé par son passage dans une pension dont le directeur abusait des élèves), avec une manière d'aborder une sexualité qui se cherche dans un rapport compliqué à l'innocence de l'adulescence rappelant pas mal Chesterton et Thompson... Le Manoir de Chartwell a à mon avis précisément ce tort d'être une œuvre contemporaine imitant tout ce qui se fait depuis une vingtaine d'années (pour simplifier) dans un « roman graphique indé nord-américain » plutôt qu'il ne cherche un style propre à raconter son histoire avec authenticité.