J’ai trouvé cette œuvre assez ambiguë.
D’un côté, on suit le déroulement complet d’un voyage interstellaire à bord d’un vaisseau générationnel, ce que je rêvais de voir. La plupart des récits, BD ou romans du genre ne se concentrent en général que sur des segments clés.
Les dessins sont du Ponzio tout craché : très beaux packshots technologiques, scènes impressionnantes, mêlées à des personnages aux expressions parfois ridicules mais hilarantes.
Je n’ai jamais lu de Werber, mais si je m’en tiens à ce que je vois ici, je ne pense pas être vraiment le public cible. Le scénario est simple : on ne perd pas de temps avec des dramas ou du lore inutilement complexe, on va droit au but — la mise en place d’un voyage pour coloniser une exoplanète.
Le gros problème, c’est le scénario, qui ne s’encombre jamais d’une quelconque faisabilité technique ni de la moindre cohérence dans la justification et la planification d’une telle entreprise.
C’est un milliardaire qui finance en scred une expédition validée sur un coin de table, juste parce que "ce serait plus sympa d’aller vivre sur une autre planète". 150 000 personnes prennent place dans un cylindre d’O’Neill, construit par une humanité à peine plus avancée que la nôtre.
S’ensuivent des dramas peu crédibles, jusqu’au twist final (sans spoil), qui est en soi une belle idée sur le papier, mais totalement fantaisiste.
Pour finir, je dirais que c’est une belle mais grotesque odyssée.