Avis sur la série : 8/10
Tom King revisite l'un des ennemis emblématiques de Batman dans un diptyque sombre et captivant. L'histoire débute alors qu'Oswald Cobblepot, supposé mort, tente de s'éloigner du crime pour mener une vie tranquille. Mais son passé le rattrape rapidement, le poussant à replonger dans le monde impitoyable des gangs et des trahisons. Entre manipulation et rivalités familiales, le Pingouin revient à Gotham pour reprendre ce qui lui appartient.
"Le Pingouin" est un diptyque audacieux qui place enfin Oswald Cobblepot sous le feu des projecteurs. King réinvente avec brio le personnage, le hissant de simple mafieux grotesque à stratège froid et manipulateur, capable de tenir tête à Batman lui-même. La relecture de sa relation avec le Chevalier Noir et l'exploration de son passé ajoutent une complexité bienvenue au personnage. La lutte pour le pouvoir, au coeur de ce diptyque, culmine dans une guerre des gangs sanglante où Cobblepot affronte ses propres enfants, aussi ambitieux et impitoyables que lui.
Visuellement, la série est à la hauteur de son propos : sombre, oppressante, avec une mise en scène percutante.
Ce mélange de polar noir et de tragédie shakespearienne donne une nouvelle dimension à l'un des méchants les plus singuliers de Gotham.
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Avis sur le tome 1 : 7/10
Le premier tome de ce diptyque consacré au Pingouin permet une mise en lumière de l'un des vilains les plus anciens de Gotham, souvent resté dans l'ombre de figures plus célèbres. C'est un personnage que j'adore, depuis que je l'ai découvert dans le dessin animé Batman des années 90 mais également par l'interprétation grotesquement géniale de Danny DeVito dans le film de Tim Burton.
Gentleman ambitieux mais au physique moqué et au tempérament impitoyable — le Pingouin est rarement le centre d'une histoire malgré son potentiel, et c'est pour cela que ce comic se démarque et m'a particulièrement attiré.
L'histoire débute alors qu'Oswald Cobblepot est apparemment « mort », une ruse pour quitter le monde criminel et mener une vie plus tranquille. Cependant, ce calme ne dure pas, car il est rapidement rattrapé par son passé et de nouveau mêlé aux hautes sphères du crime. Sur fond de rivalité familiale et guerre de pouvoir parmi les mafieux, l'histoire peine tout de même à prendre son envol (tel un pingouin me direz vous). Toutefois on sent une véritable tension latente au fil des scènes, la violence est contenue et semble prêtre à exploser… ce qui arrive à plusieurs reprises de manière très efficace !
Graphiquement, le style est impeccable, moderne, avec une palette sombre qui colle parfaitement à l'ambiance pesante de ce polar noir. Cette sobriété visuelle renforce les moments marquants et aide à construire l'image d'un Cobblepot cérébral, manipulateur, un stratège du crime bougeant ses pions à son rythme.
Côté scénario, mes attentes étaient élevées et pour pour l'instant mon ressenti est plutôt mitigé... malgré d'indéniable qualités sur l'ambiance. L'histoire ne m'a pas totalement embarqué. le récit est lent, préférant s'attarder sur l'ambiance et la montée de la tension plutôt que sur des scènes d'action soutenues. C'est un choix intéressant et qui pourrait prendre tout son sens dans le second tome, que j'espère toutefois plus rythmé et explosif.
C'est un bon début, j'ai beaucoup aimé cette ambiance sombre, qui m'a d'ailleurs plusieurs fois fait pensé à Hitman. Ce premier tome pose des bases intéressantes mais mon verdict définitif dépendra de la suite. J'espère que la balance penchera du bon côté !