Vous voyez quand un film exagère un peu ou manque de sérieux / de crédibilité, la critique en dit que "c'est de la BD" (c'est énervant, d'ailleurs, non ?). Bon, et bien alors dans ce cas, Le Sculpteur, c'est du cinéma. Une des chose qui saute aux yeux et qui impressionne, c'est la "mise en scène" incroyable (il y a un terme technique pour parler de la mise en image d'une BD ?). Les découpages, hyperdynamiques, pleins de sens, et des effets vraiment cinématographiques - le zoom de fin, par exemple, ou ce moment ou le héro regarde Meg, celle qui l'aime, partir en taxi en lui faisant un petit signe de la main... Cela parait anodin (voire gaga), mais plongé dans l'histoire, cette page est wow...!!
Parce que la maîtrise technique est ici au service d'un scénario super solide qui traite en même temps d'amour, de la mort, du temps qui passe, d'art, du sens qu'on veut donner à la vie... sans être une seule seconde chiant, gonflant ou moraliste. Le tout allant crescendo, pour aboutir sur une fin dantesque (vraiment, "dantesque") qui pourrait aller jusqu'à arracher une petite larme...
Un chef d'oeuvre.