Bien sûr, le volume 2 du sommet des dieux continue sur sa lancée. Avec peut-être une trop grande multiplication des enjeux, dûe à l'arrivée des personnages féminins, deux personnages qui sont en fait comme les femmes de marin, à attendre le retour de leurs amants/frères alpinistes.
Reste à espérer que la suite fasse quelque chose de ces personnages, maintenant que l'auteur a pris le temps de les introduire.
On s'éparpille donc, mais il reste quelques volumes pour réunir l'ensemble. L'appareil photo devient un macguffin brumeux, la trajectoire de Hase se conclut sans qu'on ne sache encore son apport à l'histoire, et du coup on accorde un peu moins de place à ce fameux Habu Joji.
Ce volume donc est donc clairement un volume de mise en place. Restent les dessins de montagne, et un long et très prenant épisode dans les grandes jorasses, où l'on apprend comment Habu Joji a perdu ses doigts.
En fait, on lit avec toujours autant de passion. L'intrigue est dense, il y a beaucoup à mettre en place, et le découpage en épisodes permet d'aérer et de construire un tout cohérent. Malgré la multiplication des personnages, on ne se perd pas.
Reste à espérer, toutefois, que le volume suivant se recentre un peu.