Pour la première fois, l'intrigue n'est pas centrée sur un enlèvement. Pour autant, on a un point de départ identique à celui de l'album précédent : un préfet peu au fait des réalités du terrain fait part d'un projet concernant les gaulois au centurion Gracchus Nenjetépus.
Suite à un défi lancé à ce même préfet trop sûr de lui, Astérix et Obélix partent faire un tour de Gaule, dans le but de ramener les spécialités d'un peu partout : quenelles lyonnaises, pruneaux d'Agen et autres bêtises de Cambrai. L'occasion pour les auteurs de s'adonner avec bonheur à une revue des particularismes et des clichés liés à chaque ville ou région, de la réponse de Normand jusqu'aux ruelles exigûes de Lugdunum (Lyon), en passant par les personnages des films de Marcel Pagnol à Massilia, chose que je n'avais pas identifié lorsque qu'enfant, je lisais cet album (non plus que l'affaire du courrier de Lugdunum par exemple.)
C'est ça qui est bien avec Astérix et Obélix, c'est qu'on peut les relire étant adulte, et on découvre des gags qu'on n'avait pas compris à l'époque.
Les running gags installés dans les albums précédents, concernant par exemple Assurancetourix, ne sont pas oubliés, et les pirates reviennent pour la deuxième de leurs nombreuses apparitions. Cela fait un nombre considérable de bateaux coulés, les frais doivent être énormes, j'espère qu'ils arraisonnent de nombreuses cargaison pour les amortir!
Les romains bien sûr prennent cher, ils sont là pour ça. Ils sont moins idiots que dans Astérix et les goths, et j'aime voir cela comme un gain de maturité de la série.
A partir du passage à Lutèce de nos héros (pour le fameux jambon de Lutèce), un chien qui n'a pas encore de nom semble avoir comme idée fixe de suivre nos héros. Il y gagnera un os, et la série y gagnera un nouveau personnage.