Des MOIS, que je salivais en regardant les nombreux scans fuiter sur les réseaux… me forçant, avec difficulté, à ne pas succomber à l’envie de me gâcher la surprise. Je pense que certains comics méritent qu’on les lise avec l’objet. Et pas par scan.
Bref, désolé, encore une introduction beaucoup trop longue pour dire que je suis complètement conquis par ce nouveau reboot. Batman Absolute allie toute la quintessence de ce que j’aime le plus chez le Chevalier Noir : son côté sombre, et la capacité à offrir de nouvelles origines à un personnage qu’on ne connaît trop bien depuis tant de décennies.
Bien qu’ayant quelques similitudes avec les excellents Batman : Terre Un, le travail de Scott Snyder et Nick Dragotta est dantesque : un Bruce Wayne des bas-fonds, ami depuis l’enfance avec ceux qui (je l’espère pour les futurs tomes !) deviendront ces pires ennemis, des méchants qu’on retrouve de très loin en devinant ce qu’ils vont faire, des alliés profondément différents de ceux que l’on connaît, bref… tout le socle s’ébranle et nous pousse à accepter une nouvelle réalité proche, et si loin de nos bases connues et archi-revues.
Ce nouveau Batman est d’une violence inouïe. Explosive. Presque jouissive. La dernière fois que j’ai ressenti ce frisson de cruauté presque démente chez Batman, c’est dans le All-Star Batman & Robin de Miller et Jim Lee, dans lequel un jeune Wayne mal rasé s’éclatait à pulvériser des bagnoles de flics pour impressionner le jeune Dick Grayson, à peine orphelin. Ici, il pète des bras, il transperce des corps, il se déplace à l’aide sa cape (!!!), il hurle, et son costume est à 90% composé de trucs faits pour arracher des morceaux à ceux qui oseront le toucher. Jou-i-ssif, je vous dis.
Question scénario, c’est assez simpliste, mais on sent que les choses vont devenir de plus en plus tortueuses. Tout ceci n’était qu’une succulente mise-en-bouche particulièrement digeste pour nous inviter aux mets suivants. Vivement. J’ai lu un nom à la fin, et… j’ai hâte !
Le seul défaut selon moi (qui pourtant pour beaucoup est une qualité) est le traitement d’Alfred. Vu et revu, je trouve. Briser les origines du majordome secret et guindé, okay. Mais partir une fois encore vers cet axe m’a un peu déçu. Reste à savoir ce qu’ils en feront dans les épisodes suivants.
Bref, Absolute Batman, c’est une vraie purge des origines de la chauve-souris, c’est fichtrement génial, et j’ai déjà tellement envie de tenir le tome 2 entre mes mains !