C'est compliqué hein ?
On veut à la fois montrer des injustices sociales, culturelles, genrées, défoncer la société patriarcale tout en écrivant une histoire avec un joli dessin... Mais c'est tellement premier degré que c'en est limite abêtissant.
Ces pauses en n&b pour montrer le parcours du perso principal étaient nécessaires ? Ne pouvait-on pas intégrer des souvenirs rétrospectifs à l'histoire ?
Autant les persos secondaires sont biens dépeints (coloc et couple lesbien), le petit ami bi aussi sans que ça soit vraiment creusé (pareil pour la mère victime d'inceste : à quoi ça sert si ça n'est pas développé ?), autant le rapport entre les problèmes de peau, de stress pour Alex et son rapport à la p*rnographie reste parfaitement superficiel.
C'est compliqué aussi d'entrer dans les persos (hi hi) alors que bcp de choses pourraient être tellement plus intéressantes : le perso trans d'une photographe argentine passe comme ça et disparait au bout de 2p.
Par contre côté militantisme premier degré on se croirait dans un film de Bertrand Tavernier, c'en est assez ridicule à force. Il faut à un moment se décider pour faire une BD documentaire ou écrire une fiction intégrant ces éléments. C'est chose faite à moitié seulement.