Critique après lecture des 5 premiers tomes
Après un cataclysme planétaire ayant provoqué une montée des eaux incontrôlable, l'humanité vit désormais sur des cités flottantes et des îlots artificiels. le monde tel que nous le connaissions a disparu sous les océans. Pour survivre, les hommes doivent plonger dans les profondeurs abyssales afin de récupérer les vestiges de l'ancien monde. Mais sous la surface, ce ne sont plus seulement les courants et la pression qui menacent les plongeurs : des monstres titanesques, les Léviathans, ainsi que leurs engeances mutantes, rôdent et dévorent quiconque ose s'aventurer trop loin, quand ils ne s'attaquent pas directement aux refuges flottants.
Dans ce contexte désespéré, nous suivons l'histoire de Bota et Rita, deux enfants dont le père était un "harponneur", ces guerriers spécialisés dans la lutte contre les créatures abyssales.
À la croisée de Waterworld pour son univers englouti, et de L'Attaque des Titans pour sa lutte désespérée contre des forces monstrueuses, Léviathan : Deep Water nous offre une fresque post-apocalyptique aussi fascinante que terrifiante. Publié à l'origine en webcomic et entièrement en couleur, le manhwa brille par son atmosphère oppressante.
Personnellement, j'ai été happé dès les premiers chapitres. L'univers, combinant la survie dans un monde submergé et la menace de monstres abyssaux, m'accroche avec ce qui me terrifie et me fascine dans les histoires marines. La tension est omniprésente : que ce soit lors des plongées périlleuses dans les mystérieux vestiges engloutis ou dans les affrontements épiques et gore contre les Léviathans.
Concernant les personnages centraux, Bota et Rita, ainsi qu'une harponeuse qui se joindra bientôt à eux, ils sont touchants et attachants. On s'attache également aux simples survivants, souvent anonymes. Ces hommes et femmes, sans nom pour beaucoup, luttent eux aussi avec courage contre la fatalité. À travers eux, on nous rappelle que l'héroïsme n'est pas réservé aux figures exceptionnelles : il peut naître chez n'importe qui, dès lors que la volonté de survivre et de protéger les siens l'emporte sur la peur.
La narration est rythmée. Chaque chapitre apporte son lot d'action, de révélations, de tension ou d'apaisement avec quelques rares moments de joie. Les scènes de combat sont impressionnantes, mêlant adrénaline pure et horreur viscérale. Léviathan : Deep Water n'hésite pas à montrer la brutalité de son monde : les affrontements sont gores, les pertes humaines lourdes, et l'ambiance générale est marquée par une constante lutte pour la survie. Clairement, ce n'est pas une lecture destinée aux âmes sensibles, mais pour les amateurs d'action épique et de récits sombres, c'est un régal.
Comme dans tout bon récit post-apocalyptique, les monstres marins ne sont pas la seule menace. L'homme, fidèle à lui-même, peut aussi se révéler monstrueux. Dans ce monde ravagé, la loi du plus fort s'impose souvent, et la question morale sous-jacente est omniprésente : quel type de société les survivants parviendront-ils à reconstruire ? Un monde d'entraide, ou bien un enfer où seuls les plus forts et les plus cruels domineront ?
J'ai hâte de découvrir la suite !