Découvert Posy Simmonds par l'intermédiaire d'une amie qui elle-même l'avait découverte par l'intermédiaire de France Culture, et du magistral (j'ose le mot) feuilleton audio adapté de la bande dessinée Gemma Bovary de l'auteure sus-citée.
Le feuilleton est un vrai bijou de modernisation et de transposition vers l'audio de l'ironie de Flaubert, hilarant, très bien écrit, des accents anglais à couper au couteau à marmelade, et des scènes du quotidien, sans dialogues parfois, simples sonorités d'une table à manger ou d'une boulangerie... je recommande vivement.
Ici Posy Simmonds nous parle d'un milieu qu'elle connaît bien – qui m'est tout à fait étranger, et que pourtant à cette lecture il me semble reconnaître – celui de l'édition, et plus largement celui des écrivains.
Pour avoir tenté d'éviter la Fnac j'étais du coup vraiment pas difficile, je recherchais une BD de Posy, n'importe laquelle, ou l'un de ses livres pour enfants, je suis tombé sur Literary life (en anglais s'il vous plaît, pas le choix, mais heureusement) une satire très bien sentie parfois tendre parfois un peu acide, souvent tendre comme Flaubert le fut avec Emma, des artistes littéraires un poil mégalomanes un poil narcissiques pas mal possédés, qui couvent et clament et ressassent à l'autre et même aux grands arbres leurs grandes pensées jamais interrompues, ni par les grands miracles de la nature ni par les petits miracles de la famille ou de la société, couvent et clament à tous leurs succès passés présents et futurs et fustigent de la même manière leurs déconvenues, comme maman canard pas peu gaillarde aligne derrière elle ses poussins jaunes et noirs.
Mon anglais n'est pas fou mais suffisant pour apprécier sans toujours comprendre l'utilisation du langage vivant, du bon mot, de l'argot, et de la bonne exclamation, qui accompagne le bon angle du gag et suggère avec ça l'humour des comportements, des costards par Posy bien taillés.
Je look forward impatiemment de découvrir ses livres pour enfants...