Je me suis enchaîné d’une traite les 350 pages Logicomix dans le TGV. Arrivé aux 3/4 du bouquin j’avais une profonde envie de le refermer tellement j’en avais marre. Mais je n’avais pas grand chose d’autre à faire, j’ai été tout de même été jusqu’au bout. Enfin, j’ai essayé ..., j’ai quand même lu les toutes dernières pages en diagonale.
Logicomix est une fiction mathématique qui romance la vie de Bertrand Russell, un des fondateurs de la logique contemporaine. BAM.
Le concept est original. Cet aspect biographie d’un penseur et scientifique important du 20eme siècle est intéressant, et le contexte historique est assez plaisant. On se retrouve catapulté au début du 20eme siècle, pendant l’exposition universelle, la première et seconde guerre mondiale. Bertrand Russell côtoie d’autre grands de l’époque.
La BD est une légère mise en abîme. Les auteurs se mettent en scène en train de concevoir la BD et d’expliquer des concepts au lecteur. Bah oui, c’est tellement compliqué est indigeste qu’il faut faire des pauses pour expliquer un peu des trucs. Autant au début c’est bien fait et des concepts de base sont expliqués par les auteurs, autant par la suite j’ai l’impression de les perdre dans un délire bobo intellectuel légèrement prétentieux.
En effet le sujet abordé m’a paru malheureusement bien trop cérébral et abstrait pour moi. J’ai fini par décrocher n’arrivant pas vraiment à suivre les raisonnements mathématiques. Pourtant mon métier dérive de la logique, mais là c’était trop pour moi.
Les dessins n’étaient pas fantastiques, ni mauvais. Disons que la forme n’a pas tellement aidé à soutenir le fond.
J’ai eu l’impression de lire un livre à la Asterios Polyp, que je n’avais franchement pas aimé du tout.
Bref, l’aspect historique m’a plu, mais est dilué dans un délire de mathématicien pas franchement à la portée de tout le monde. Et c’est tellement long que ça en devient malheureusement indigeste.
Je suis content de l’avoir emprunté à la bibliothèque et pas acheté.