Lire Lone wolf, c'est rentrer dans un récit mythique, qui présente toute la beauté d'une relation entre père et fils sur la route de la vengeance et du bushido, dans leurs joie éphémère ou leur assassinat dramatique. Chacune des péripéties qu'ils rencontrent les emmène plus loin dans le Meifumado, au cotés des démon, ainsi est leurs destin.
Tout cela enrobé dans une véritable fresque du japon durant l’époque Edo et le Bakufu des Tokugawa, représentant autant les petits magicien itinérant, les paysans mourant de faim par la sécheresse ou les impôts des Daimyos, les chefs de sectes influençant la politique des gouvernements locaux, ou les chrétiens japonais massacré, même enfants.
Les dessins et le découpage de maître Goseki rendent toutes ces histoires flottantes, pesantes, comme si le cruel destin écrasé de tout son poids, et que seules l'attitude décidé et pleines de convictions malgré la mort qui les attend.
C'est une oeuvre que je conseille absolument. Sa lecture ne laisse pas de marbre, que ce soit artistiquement, émotionnellement voir même philosophiquement. On comprend que de nombreux artistes ont été autant influencé par cette œuvre, pour n'en cité qu'un Frank Miller qui donnera le magnifique Ronin.