Vous connaissez tous des Bob : le bricoleur, l’éponge, celui de Twin Peaks… Avec MAD voici Bob de Jéricho ! Sorte de Stormtrooper sans côté obscur, il répond avec des « Go… », traîne des chariots, surveille ce qu’on lui dit de surveiller. On ne sait pas trop à quoi il ressemble sous son casque abîmé. Il se fait traiter de « sale traître » et Léon-le-menton-carré lui a mis une dérouillée après qu’il ait voulu se faire la malle. Jéricho on l’aime ou on la quitte… les pieds devant le plus souvent.
John et Ethan, de leur côté, ont vu leurs conditions de séjour se modifier. Ils ne sont pas forcément au mieux de leur forme mais John, comme sa sœur le lui a appris, fait des pompes sur son temps libre car « faire de la muscu augmente les chances d’évasion ». Une nouvelle morning routine - meilleure que celle de Saitama ? - pour un corps musclé d’ici quelques temps ? La fin du tome donne quelques indications qui pourraient aller dans ce sens…
Outre Bob et John, nous voyons un peu plus la « famille » de Léon aperçue à la fin du tome précédent. On ne dira pas qu’il n’y en a pas un pour rattraper l’autre mais quand même… Liam aurait tous les jours sa place aux côtés des deux zozos de Bugonia tandis qu’Oscar pourrait se trouver dans la Femme de ménage.
En parlant de femmes et de famille, MAD nous fait de Jéricho une variation de Gilead aussi peu sympathique que la dystopie de M. Artwood. Où l’on voit les femmes encadrées et réduites à quelques fonctions qui font bondir. Il y a bien quelque chose de pourri en ce royaume. Alors peut-être que les deux yeux dans l’obscurité aperçus au détour d’une page annoncent l’arrivée d’un justicier à la Batman ou bien d’un prédateur alpha qui redessinera encore un peu plus le paysage d’une planète déjà marquée par l’arrivée des aliens. Faisons alors le signe des cornes pour célébrer les cornus de MAD et les pieds (et mains) dans la gueule, pour parler un peu comme James Braddock.