Après un premier tome qui commençait par de la baston, ce second s’ouvre aussi sur une mission où il y a de la viande sur les murs (et dans un parking) à la fin. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur les cheatcodes que les Mujina utilisent afin d’atteindre leurs objectifs. Mais il n’y a pas que les missions dans la vie aussi le quotidien est aussi de la partie, en continuant de s’intéresser aux portraits croisés d’Ubume et Tenko, héritières des Senju et Uchiwa (l’eau et l’huile, tmtc).
En parallèle Morgan retrouve la flamme de ses débuts et une règle de base chez Asano se rappelle à nous : être une bonne poire rapporte rarement de bonnes choses. Oui les arnaques sont toujours de sortie, sans elles la vie serait trop belle sans (aucun) doute. Ce volume est ainsi rempli d’échos au tome précédent tout en permettant de se plonger dans les souliers de l’agence de sécurité spéciale et des opérations de nettoyage qu’elle pratique avec un zèle qui n’a rien à envier à certaines actualités du moment.
On retiendra aussi (je n’avais pas fait attention dans le tome précédent), la taille des espaces horizontaux entre les cases, moyen de passer d’une scène à l’autre, de repérer des retours en arrière… pas forcément la technique la plus lisible pour le lecteur mais passons, sûrement un code secret que seuls les Mujina peuvent détecter.
Avec un nouveau cliffhanger en fin de tome les pièces s’assemblent pour nous frustrer quelque peu en attendant la suite. Pour patienter on peut déjà ouvrir les paris pour savoir quels Mujina aperçus ici seront encore debout au prochain tome. Entre survie des plus aptes et coups bas il y a de quoi se demander ce qu’est devenue la théorie de l’évolution dans cet univers. Vous avez quatre heures.