Ce dernier tome est pour moi le meilleur de la série Nausicaä. Il achève parfaitement le récit et offre suffisamment de réponse aux lecteur.trice pour ne pas le laisser frustré.e. (Même si on reste triste d'avoir terminé la saga)
Nausicaä est un personnage fantastique et sa décision finale le démontre encore une fois. Elle a compris que rendre la Terre 'pure' n'allait pas effacer les erreurs humaines : "Pourquoi ces hommes et ces femmes n'ont-ils pas réalisés que la pureté et la pollution représentent toutes les deux la vie ? Souffrances, tragédies et folies ne s'effaceront pas pour autant dans un monde pur. Elle font partie intégrante de l'humanité. C'est pourquoi même dans un monde de souffrances, on peut trouver de la joie et des lueurs d'espoir." Nausicaä a enfin compris que le bien et le mal sont présents chez l'être humain et que la destruction (dont la mort) s'inscrit dans le cycle de la vie. Elle a accepté de confier sa vie et celle des autres humains à la planète : "Cela [la disparition de l'humanité] c'est à cette planète de décider." L'humanité ne doit pas contrôler la vie des espèces vivantes, ni la création et destruction des écosystèmes. Elle doit tenter au mieux de s'intégrer dans ce cycle complexe qu'elle ne peut comprendre que partiellement.