Chronique complète
Extrait :
Dernier tome pour cette nouvelle série, encore une de terminée ! C’est toujours quelque chose d’arriver à la fin d’une série, quand on ne l’apprécie pas, on est content, quand on l’apprécie on l’est aussi tout en souhaitant souvent avoir plus. Pour Nausicaä, je pense que la fin est bien réalisée, même s’il y a toujours de quoi dire, pour moi, rien n’a été oublié. Le choix de l’auteur, Miyazaki est également judicieux à mon sens, une manière de dire que l’histoire n’est jamais vraiment écrite que par nous-même.
On reprend le tome alors que Nausicaä fait face au dieu guerrier, celui-ci, même s’il a un corps de géant à l’esprit d’un simple enfant. Qui sait comment il a été créé et quand, en attendant, ses capacités intellectuelles commencent en étant limités. Il ne pense alors qu’à savoir qui est un allié d’un ennemi, afin d’éliminer les seconds. On ignore pourquoi, mais il considère Nausicaä comme sa mère, sans doute ressemble-t-elle à quelqu’un ? Ce n’est pas depuis ce tome qu’elle parait spéciale, mais bien depuis le début. Se faire écouter par un être aussi gigantesque que destructeur pourrait sembler être une pure folie, mais elle y parvient dans une certaine mesure. Trop vieux ou incomplet, celui-ci voit son corps se dégradé tout aussi vite que son esprit s’éveille. Difficile d’imaginer qu’ils étaient de stupides machines de guerre ayant tout décimé il y a bien longtemps. Peut-être que la pierre, qu’il a détruite, servait à équilibré tout cela, au dépriment de son mental ? Cette technologie reste inconnue, mais comme les autres créatures, il semble être tout à fait vivant et conscient. Nausicaä ne parvient pas à savoir comment le considérer, sachant la menace qu’il représente (attire les ennemis avides, rapidement violent). Les morts continuent tout comme les rencontres plus philosophiques qui permettent à notre héroïne d’obtenir les derniers éléments du puzzle pour mieux comprendre. Mieux comprendre comment l’ancien monde a fini, l’apparition de certaines technologies chez les Dorks (comme l’immortalité), etc… Mais surtout comprendre, le vrai but de ses anciens humains, qui sont encore assez arrogants pour croire être utiles…
Cette série est assez utopique dans le sens où l’on aura sans doute jamais pareille technologie avant de disparaître. Par technologie, j’entends surtout celle du cimetière où Nausicaä finie par se rendre. Ce lieu abrite un petit groupe d’élus Dorks au service d’une entité bien mystérieuse. Caché derrière un mur où des phrases apparaissent petit à petit, offrant des connaissances aux élus. Vous l’aurez peut-être compris, tout cela vient du passé. Cette partie de technologie me fait un peu penser au jeu Horizon, où l’humain avait un peu essayé de transmettre aussi via la technologie. Après, le lien entre les deux ne s’arrête pas là, dans le jeu des robots ressemblants à des animaux sont créés pour réparer la planète, ici, ce sont les Omus, insectes et forêts qui font se travail. En dehors de ses deux points, le lien s’arrête là à mon avis. Dans les deux cas, les nouveaux humains ne sont plus comme les anciens (clones ou créations carrément). J’en reviens au côté utopique, avec le fait que malgré notre déchéance, on a été capable de créer pareilles technologies, alors que dans la réalité, on se contenterait de foncer dans le mur. Utopique aussi de croire que l’on parviendra à sauver la planète grâce à cela, alors qu’elle pourrait très bien y parvenir seule, mais sans nous. Ce titre date des années 90 et malheureusement, il est encore tellement d’actualité. Pendant que les gouvernements crachent sur leur citoyen qu’il faut diminuer la pollution, eux continue de polluer comme jamais (sans oublier les ultra-riches). On pourrait commencer par se séparer des choses inutiles, comme les bateaux de croisières et les vols intra pays, mais non… Et de l’autre côté, on fait ouvrir des Data center, qui sont encore plus nocifs, désolé, mais notre race humaine va mal finir… Et il n’y aura pas de seconde chance comme dans la série.
[...]