Je me rappelle avoir lu ce truc il y a 10 ans, sous couvert d'un conseil qui m'avait assez surpris.
Evidemment, avec un nom pareil on s'attend à des trucs un peu cochons. Oui évidemment mais on est plus sur un matériel érotique sous couvert de romance et de tranche de vie.
On jouera de rebondissements entre Tastuhiko et Emiru durant tout les tomes, avec quelques déceptions, de la part du MC évidemment pour lequel l'écriture passe plutôt bien en soi. Simple sur la narration de l'amour mais au final suffisamment vraie pour que ça marche.
Cependant, on n'échappera pas à certaines thématiques très japonaises: la fille à double vie malgré la relation avec son copain, la fille mignonne mais en fait garce (bon passage court cependant), la fille dans le tumulte d'une post relation et puis on a Emiru qui est plutôt un ascenseur émotionnel jusqu'à la raison finale: un trauma.
Même si la fin parait un peu trop "japonaise", ça n'est pas une fin frustrante, bien que les derniers mots de la fin sont un peu traître, mais disons que le manga en lui-même est un tour de passe-passe entre les personnes qui ont besoin de temps pour leur trauma, et les personnes qui restent un peu trop naïfs (ou les deux bien sûr).
Et au delà de la "perversité", qui reste assez saine et pas si abusive qu'un shonen ne le ferait avec son fan-service, ici on est plus dans un catharsis de pourquoi la sexualité peut servir de catalyseur comme d'expression psychologique. Et c'est un peu le tour de force du manga.
Evidemment, à ma première lecture, je n'avais pas tout compris cependant après un épisode psychologique, et plusieurs années, le manga paraît plus limpide.
Je peux lui trouver des points assez infantile mais puisque il est question de jeunesse et d'erreur, c'est là où tout prend son sens.
Si là où Souvenirs goutte à goutte est une expression des souvenirs d'enfance face à sa situation d'adulte, Nozokiana est plutôt l'expression des émotions au travers de la sexualité.