Sorte de reboot d'un fanzine Marvel des années je ne sais plus quand, Omega raconte l'histoire d'un jeune surdoué qui, au détour d'un accident, découvre que ses parents sont des robots et qu'en cas de danger, il peut lancer avec ses paumes des rayons en forme d'oméga. Adopté par une jeune femme, il va au collège public, où il est brutalisé par des cons. Mais autour de lui gravitent des humains changés en robots par des nanobots présents dans des hamburgers au poulet ; un superhéros muet qui ne se nourrit que d'oiseaux (et semble ennemi des robots) ; un justicier médiatisé, le Mink, qui a une base secrète sous une île de l'Hudson River ; sans oublier une tête en pierre, qui se demande elle-même quelle est sa fonction narrative.
Vous l'avez compris, c'est loufoque, d'autant que la narration ne fait rien pour vous rendre les choses faciles. Je n'aimais pas du tout les 30 premières pages, parce que des tas de personnages apparaissaient de manière aléatoire, et puis une fois tout mis en place, on finit par comprendre et profiter des vannes.
Au niveau graphique, c'est un peu acide, à la manière de Stan et Vince, mais en moins agressif et un peu plus carré. C'est moins beau et fascinant que la B.D. originale (il y a un dossier dessus en fin de bouquin).
La fin relève du grand-guignol. Je ne suis pas sûr d'avoir tout pigé, mais j'ai souvent ri des vannes, d'autant qu'elles sont souvent tournées contre la société de consommation.
Un drôle de truc, je suis content qu'il ait été traduit en français, même si ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. A lire une fois, par curiosité.